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Thématiques : Chronomètre de Marine

  • Motel
    Jean-François-Henri Motel (1786-1859)

    Rare chronomètre de marine en laiton ou cuivre doré et cadran émaillé dans son coffret d’origine en acajou

    Chronometre001-04_HD_WEB

    Paris, époque Restauration, vers 1830

    Hauteur13.6 cm Largeur16 cm Profondeur16 cm

    Provenance :

    – Chronomètre Numéro 41 du « Dépôt général de la Marine royale » sous la Restauration.

     

    Superbe chronomètre de marine dont le cadran circulaire émaillé, signé « Hri Motel/Hger de la Marine » et numéroté « N°41 », indique les heures en chiffres romains, les graduations des minutes et les secondes en chiffres arabes par trois aiguilles « Breguet » en acier bleui. Le mouvement est en laiton, l’échappement à détente pivoté est monté sur une platine démontable et le balancier compensé est à bras avec quatre masses et vis de réglage ; l’ensemble est renfermé dans un boitier cylindrique en laiton et dans son coffret en acajou avec porte d’inspection glissante, dissimulant un verre, incrustée d’un cartouche losangé en cuivre gravé « N°41/M ». Indications sur le cercle en laiton : « N41 DEPOT Gle DE LA MARINE Rle » ; les huiles contrôlées en décembre 1966 par E. Brasseur/Horloger de la Marine/11, rue Général-Faidherbe/Le Havre.

    Faisant suite à l’intensification des voyages en mer et afin de prévenir des dangers de la navigation, les savants et les horlogers s’attachèrent à réaliser des instruments destinés à déterminer, à tout moment, la position précise du navire connue par la latitude et la longitude du point où l’on se trouve ; la principale difficulté était de connaître l’heure du méridien de référence, c’est-à-dire d’emporter une horloge réglée sur l’heure de ce méridien. Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, l’on s’attacha à la construction d’horloges capables de conserver l’heure avec une grande précision sur un navire balloté par les flots : « les chronomètres de marine ». Ainsi, en France, dès 1795, fut créé le « Bureau des Longitudes » destiné à l’amélioration de la précision des horloges marines et auquel furent rattachés les meilleurs horlogers-chronométriers de l’époque : Ferdinand Berthoud, Louis Berthoud, puis, à partir de 1823 : Jean-François-Henri Motel, auteur notamment de l’exemplaire que nous proposons, ainsi que d’un second modèle quasi-identique, numéroté 44, qui appartient aux collections du British Museum à Londres (Inv. 1958/1006.1953).

    Jean-François-Henri Motel (1786 - 1859)

    Jean-François-Henri Motel figure parmi les plus importants horlogers français de la première moitié du XIXe siècle. Après des études à l’Ecole des Arts et Métiers de Chalons, il vient s’installer à Paris et devient l’élève le plus brillant de Louis Berthoud (1754-1813). Après le décès de son maître, il prend la direction de l’atelier et développe rapidement l’activité. Il quitte l’atelier en 1817 et collabore ponctuellement avec Breguet qui lui confie la réparation de certains chronomètres pour le Ministère de la Marine. En 1823, reconnu pour la qualité exceptionnelle de son travail, il est nommé « Horloger de la Marine ».



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