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Pérache  -  Morlay
Jean-Pierre Pérache
François-René Morlay

Rare pendule de cheminée néoclassique à figure allégorique en bronze doré

APF_PENDULE60_06

Paris, fin de l’époque Louis XV, vers 1765-1770.

Hauteur37 Largeur39.5 Profondeur20

Le cadran circulaire émaillé, signé « Perache à Paris », indique les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes par deux aiguilles ajourées en cuivre doré ; il est inscrit dans une superbe caisse en bronze finement ciselé et doré à figure allégorique. La lunette est bordée d’un tore enrubanné de feuilles de chêne et de glands ; sur le côté gauche, est représentée une figure féminine assise, vêtue d’une longue toge dévoilant sa sensualité, qui tient d’une main un parchemin déplié qu’elle regarde et de l’autre tire un ruban attaché à un anneau au-dessus du cadran ; sur le côté droit, une branche de chêne souligne la courbe du cadran tandis que sur la terrasse règne le chaos architectonique le plus total dans lequel fût de colonne brisé et morceau de corniche semblent s’effondrer et contrastent avec la figure paisible du côté opposé qui semble symboliser une allégorie de la Force. L’ensemble de la composition repose sur une base quadrangulaire à ressaut et est supporté par une plinthe en marbre bleu turquin à angles évidés soulignée d’une frise d’enfilage des perles en bronze doré. L’arrière porte la signature du bronzier parisien François-René Morlay, auteur notamment d’une superbe pendule à carillon qui se trouvait anciennement dans les collections du marquis de Hertford et qui est exposée de nos jours à la Wallace Collection à Londres (voir P. Hughes, The Wallace Collection, Catalogue of Furniture, Londres, 1996, p.418-425).

Jean-Pierre Pérache

Jean-Pierre Pérache ou Perrache figure parmi les plus importants horlogers parisiens du deuxième tiers du XVIIIe siècle. En 1733, après son accession à la maîtrise, il installe son atelier au Palais Royal, puis est mentionné rue Froidmanteau entre 1778 et 1783 (voir Tardy, Dictionnaire des horlogers français, Paris, 1971, p.508). Dès le début de son activité, il connaît une grande notoriété et reçoit d’importantes commandes privées. Plusieurs de ses pendules sont décrites au XVIIIe siècle dans certains inventaires après décès des grands collectionneurs de l’époque, citons notamment celles qui figuraient chez Bernard de Saint-Germain, Jean-Pierre de Rouillé et André Roussel de Jorant, ainsi que celles mentionnées chez Philippe-Jules-François Mazarini-Mancini duc de Nevers, petit-neveu du cardinal de Mazarin, et chez la veuve de Charles de Savalette de Magnanville, puissant fermier-général et ancien directeur de la Compagnie des Indes. Enfin, relevons particulièrement qu’une de ses pendules se trouvait au moment de la Révolution dans les collections royales françaises.



François-René Morlay

François-René Morlay est reçu maître fondeur en 1756.



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