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Breguet  -  Thomire
Pierre-Philippe Thomire (1757-1843)

Rare pendule de cheminée en bronze très finement ciselé, patiné « à l’antique » et doré à l’or bruni

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« Breguet Neveu et Cie N°2833 »

La figure du putto en bronze patiné par Pierre-Philippe Thomire

Paris, époque Empire-Restauration

Hauteur50.5 Largeur16.8 Profondeur16.8

Provenance :

– vendue 400 francs le 5 juin 1852 à Monsieur Moukhanoff ; il s’agit très certainement Serge Moukhanoff, Grand-écuyer et Président du Comptoir des écuries de la Cour de l’Empereur de Russie (voir le certificat de la Maison Breguet daté du 9 juin 2017).

Le cadran circulaire en métal argenté, signé « Breguet » et numéroté « 2833 », indique les heures en chiffres romains et les graduations des minutes sur sa bordure extérieure par deux aiguilles Breguet en acier bleui ; il s’inscrit dans une boîte circulaire en tambour, à lunette soulignée de perles en enfilage, supportée par une superbe figure d’enfant représenté un genou à terre et vêtu d’un drapé retombant sur l’un des côtés. Le personnage repose sur une base circulaire, à léger décrochement, ceinturée d’un tore de feuilles et graines de laurier animé de rosaces stylisées et posée sur un contre-socle quadrangulaire.

Selon les archives de la Maison Breguet, la plus célèbre maison d’horlogerie européenne du XIXe siècle, la figure du putto en bronze, d’une qualité de ciselure exceptionnelle, fut achetée directement par la Maison Breguet en 1813 à Pierre-Philippe Thomire, le plus talentueux bronzier parisien de l’époque. Ce modèle de pendules, d’une composition originale et parfaitement équilibrée, ne fut réalisé qu’à seulement cinq exemplaires par la Maison Breguet à partir de l’époque Empire.

De nos jours, parmi rares modèles répertoriés, citons particulièrement : une première horloge entièrement en bronze doré, le cadran signé « Breguet et Fils », qui a été vendue chez Antiquorum à Genève, le 14 novembre 2004, lot 87 ; ainsi qu’une deuxième qui est reproduite dans Tardy, La pendule française, 2ème Partie : Du Louis XVI à nos jours, Paris, 1974, p.396, fig.3 ; enfin, mentionnons une dernière pendule de ce type qui était décrite en janvier 1827 lors de la dispersion aux enchères des célèbres collections du baron Dominique Vivant-Denon : « 860. Une petite pendule de Breguet ; elle est supportée par un enfant à demi agenouillé, jolie figure en bronze, ciselée avec beaucoup de soin, et très fortement dorée en or de ducat. Ce modèle charmant, fondu sur une terre modelée par feu M. Van-Vaeyenberg, n’a été répété que cinq fois seulement. Hauteur 17 pouces ».

Pierre-Philippe Thomire (1757 - 1843)

Pierre-Philippe Thomire est le plus important bronzier parisien du dernier quart du XVIIIe siècle et des premières décennies du siècle suivant. À ses débuts, il travaille pour Pierre Gouthière, ciseleur-fondeur du roi, puis collabore dès le milieu des années 1770 avec Louis Prieur. Il devient ensuite l’un des bronziers attitrés de la manufacture royale de Sèvres, travaillant au décor de bronze de la plupart des grandes créations du temps. Après la Révolution, il rachète le fonds de commerce de Martin-Eloi Lignereux et devient le plus grand pourvoyeur de bronzes d’ameublement pour les châteaux et palais impériaux. Parallèlement, il travaille pour une riche clientèle privée française et étrangère parmi laquelle figure notamment quelques maréchaux de Napoléon. Enfin, il se retire des affaires en 1823.



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