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Pierre-Claude Raguet-Lépine

Horloger

L’horloger du roi Pierre-Claude Raguet, dit Raguet-Lépine, travaille avec son beau-père Jean-Antoine I Lépine (1720-1814). Né à Dôle, Pierre-Claude épouse en 1782 Pauline, la fille de Jean-Antoine. Il investit 16,000 livres dans l’affaire de son beau-père, en acquit un intérêt d’un tiers en 1783 et lui succède en juin 1784 sous le nom de « Lépine à Paris, Horloger du Roi ». Raguet-Lépine est membre du jury responsable de choisir le nouveau système horaire républicain (1793); en 1805 il est nommé horloger breveté de sa majesté l’Impératrice-Reine ; quatre ans plus tard il devient horloger de l’Impératrice Joséphine. Il compte parmi sa clientèle Napoléon I, Jérôme roi de Westphalie, Charles IV roi d’Espagne, les princes Talleyrand, Kourakine (l’ambassadeur russe), Schwarzenberg (l’ambassadeur autrichien), le comte de Provence et les filles de Louis XV au château de Bellevue.

Son succès est tel qu’il a besoin de nombreux collaborateurs. Certains de ses parents travaillent avec lui : Jean-Antoine II Lépine qui est son chef d’atelier ; Jean-Louis Lépine à Genève et Jacques Lépine à Kassel en Allemagne. Ses boîtes sont faites par les meilleurs bronziers : Pierre-Philippe Thomire, F. Rémond, F. Vion, E. Martincourt, les Feuchères et les Duports ; les meilleurs émailleurs peignent ses cadrans : Coteau, Dubuisson, Cave, Merlet et Barbichon. De nos jours on trouve les œuvres de Raguet-Lépine au Musée du Louvre, au château de Compiègne, dans la British Royal Collection, au Musée International d’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds, au Deutsches Uhrenmuseum à Furtwangen, au château Wilhemshöhe à Kassel, dans le Patrimonio Nacional d’Espagne, l’Hermitage de Saint Pétersbourg, dans le Detroit Institute of Arts et dans le Minneapolis Institute of Arts.